Lettre d'information

La revue  " La Maison-Dieu "
Numéro 250 Le pardon, douceur de Dieu et solidarités humaines :

Accueil > Revues > La Maison-Dieu > 250 Le pardon, douceur de Dieu et solidarités humaines

SOMMAIRE

Claire-Anne Baudin, La réconciliation comme don : péché et grâce

Monique Brulin, Le sacrement de réconciliation dans sa relation aux autres sacrements

Michel Dagras, Réconciliation et solidarité Ysabel de Andia, Mystique et liturgie. Recentrement sur le mystère au siècle de Vatican II

Enrico Mazza, Lex orandi et lex credendi. Que dire de lex agendi et de lex vivendi ?

Rinaldo Falsini, Célébrer tournés vers le peuple et prier tournés vers le Seigneur

Note de lecture. L’édition anastatique du Martyrologium romanum de 1584, et Le Liber antiphonarius de Solesmes, par J. Evenou

Les livres

Abstracts

Edito : 250 Le pardon, douceur de Dieu et solidarités humaines

Les trois premiers articles de ce numéro ont été prononcés à Lourdes lors d’un colloque organisé sur le sacrement du pardon, les 23 et 24 novembre 2006 ; les Actes viennent d’en être publiés sous le titre Accueillir le bonheur d’être pardonné. Le sacrement de la réconciliation, Lourdes, NDL Editions, 2007.

Le premier présente une très belle méditation de Claire-Anne Baudin sur le pardon, cette merveille évangélique ; en une approche toute féminine, elle montre que rien ne vient de Dieu à l’homme si ce n’est par la douceur. Elle est suivie par Monique Brulin, qui propose une recherche originale sur le rapport de ce sacrement avec les autres, le baptême, bien sûr, mais aussi le mariage et les ordinations. Enfin, le vice-recteur de la Faculté de théologie de Toulouse attire l’attention sur des dimensions méconnues et pourtant majeures de son statut ecclésial, le rapport entre réconciliation et solidarités. Ces trois contributions mettent bien en relief des richesses, parfois méconnues, du sacrement de la réconciliation. La suite du numéro contient des apports divers. Ysabel de Andia propose un fort article sur les relations entre mystique et liturgie, plus précisément sur les retrouvailles de leurs rapports au 20e siècle grâce aux renouveaux patristique et liturgique. On se rappellera, bien sûr, que sacrement se dit mystère, en grec ; cette racine ouvre une voie d’approfondissement de ces réalités que l’on célèbre parfois un peu vite, sans en manifester toute la profondeur mystique. Le liturgiste italien Enrico Mazza s’interroge sur l’opportunité d’ajouter la lex agendi à l’adage lex orandi, lex credendi, en vue de faire déboucher la liturgie sur l’action. Sa réflexion le mène à préférer une autre voie, en approfondissant la théologie du culte, selon le Nouveau Testament. On est souvent stupéfait de (re)découvrir les richesses bibliques.

Enfin, un autre liturgiste italien, R. Falsini, avec l’autorité que lui confère sa collaboration au Consilium, réfute les allégations selon lesquelles le Concile n’aurait rien dit sur la place de l’autel et sa position par rapport à l’assemblée. Car un des principes herméneutiques de la Constitution est que la célébration doit pouvoir se comprendre à partir de « ses rites et de ses prières » (n° 48).

Le Père Evenou propose pour terminer deux copieuses notes de lecture sur l’édition anastatique du Martyrologe romain (1584) et sur deux livres publiés par l’abbaye de Solesmes pour l’Office divin sous le titre Antiphonale monasticum.