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Dimanche de Pâques : La Résurrection

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La résurrection du Christ, vrai homme et vrai Dieu, est le mystère nodal, le fait décisif qui distingue la foi chrétienne des autres religions, lesquelles accordent pourtant considération et respect à la figure historique et à l’activité humaine de Jérusalem, mais refusent de croire en la résurrection des morts.

Dans l’iconographie, quelles que soient les variantes des éléments connexes, la scène est traitée de deux façons.

La plus fréquente est celle qui voit le Christ sorti du sépulcre s’élever dans les airs comme sous l’effet d’une libération d’énergie, en quelque sorte préfiguration de l’Ascension ; dans l’autre cas, au contraire, jésus sorti du tombeau est encore caractérisé par une corporéité toute terrestre.

Un attribut fréquent est l’étendard frappé de la croix que tient le Christ ressuscité ; assez variables sont en revanche le nombre et l’attitude des soldats qui gardent le sépulcre pour éviter une éventuelle tentative d’enlèvement du corps de Jésus. Dans l’iconographie, ces soldats sont généralement au nombre de quatre, et endormis, il arrive néanmoins qu’ils soient saisis d’une certaine agitation ou frappés de stupeur. Matthieu rapporte en outre qu’un ange descendit du ciel et vint rouler la pierre qui fermait le tombeau.

Étude de l’œuvre de Rembrandt, La Résurrection du Christ, 1639. Munich, Alte Pinakotheck

- Rembrandt, lecteur attentif des Saintes Écritures, a illustré le texte de Matthieu : un ange, " à l’aspect de l’éclair et à la robe blanche comme neige", soulève avec aisance la lourde pierre qui ferme le sépulcre.

- Au contraire de ce qui se passe habituellement dans les représentations de la Résurrection, le Christ a ici un rôle presque marginal : c’est encore enveloppé de bandelettes funéraires qu’il émerge du sépulcre dont l’ange a soulevé la pierre.

- Les nombreux soldats sont renversés par l’ouverture du sépulcre, puissante comme un tremblement de terre : l’un d’eux, qui était sur la pierre fermant le tombeau, roule carrément à terre.

- Suivant l’Évangile de Matthieu, Rembrandt a inclus dans sa représentation Marie-madeleine et " l’autre Marie" qui sont venues au sépulcre.

Source : Le nouveau testament, repères iconographiques, Stefano Zuffi

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