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Echos du colloque d’Arras : quel devenir pour nos églises ?

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Colloque Art sacré

Faire vivre nos églises, une urgence

le Samedi 15 octobre 2011

Une équation complexe préoccupe les sphères catholiques et laïques : combien d’euros peut-on raisonnablement consacrer au maintien d’une église qui ne sert pas, ou qui sert peu ? La situation est d’autant plus compliquée que la population, se disant parfois éloignée de l’Église, est la première à défendre son clocher tout en affirmant qu’un bâtiment inutilisé est un fardeau pour un budget municipal. La commission diocésaine d’Art sacré qui souhaitait que les autorités religieuses et républicaines dialoguent autour de leurs préoccupations, a organisé un grand colloque à Arras. Il s’est tenu à l’Atria devant un parterre de 300 personnes : maires, prêtres, chrétiens en responsabilité…

Tout au long de la journée, dix neuf interlocuteurs se sont succédé. Ils ont abordé le statut des églises, leur utilisation, leur protection, leur restauration, le financement, les subventions, les enjeux spirituels et touristiques, l’exemple de Saint-Théodore avec l’ouverture du Louvre-Lens, etc.

Le Pas-de-Calais détient le record national du nombre de communes, et donc du nombre de clochers. On en compte 1100, dont plus de dix pour cent sont protégés au titre des monuments historiques. Depuis cinq ans, l’État a dépensé six millions et demi d’euros pour les bâtiments inscrits, sans compter les dépenses dues à la cathédrale (qui lui appartient). Les bâtiments non inscrits relèvent de la Fondation du patrimoine.

Nous savons que les églises sont moins fréquentées. Grâce à la mobilité, si nous sommes moins attachés à la notion d’appartenance à une paroisse, il n’en est pas de même pour le clocher de sa commune ou de son quartier. Entre le moyen âge et le xxe siècle, le clocher identifiait le lieu unique du rassemblement de tout une population. Rien que pour cela, il a quelque chose de sacré. Bien sûr, les églises sont avant tout le témoignage de la foi catholique. « La répartition des églises atteste du lien qui a existé entre l’Eglise catholique et toutes les formes de la vie en société, a précisé Mgr Jaeger pour introduire le colloque. Les clochers sont un héritage qu’il nous faut assumer avec ses joies, ses difficultés et sa législation. »

Pour exprimer leur foi, et sans doute pour rivaliser avec les voisins, les chrétiens ont voulu jouer avec le beau. Ils ont fait appel à des artistes. Grâce à cela, les églises constituent maintenant des éléments de patrimoine, souvent les seuls dans les villages. Préserver ce patrimoine, c’est aussi honorer les ancêtres, rendre hommage à leurs efforts.

Un symbole historique

L’assemblée à l’Atria-Arras

De par ses origines cévenoles, Pierre de Bousquet, préfet du Pas-de-Calais, a expliqué qu’il était bien au courant des pratiques protestantes dans le domaine du patrimoine religieux. « Je sais qu’à

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