2010, une année en l’honneur des cloches, carillons et horloges astronomiques !

Les cloches, commes les orgues, mêlent musique et messages, appellent fidèles et citoyens à se réunir, et rythment le temps qui passe, temps sacré et profane.
Organistes et carillonneurs empruntent souvent le même escalier qui monte au clocher et partagent les moments forts de la vie. Du temps où les villes sonnaient de tous les clochers et beffrois, ils annonçaient les jours de marché, fêtaient les récoltes, célébraient les hôtes de passage et les victoires.
Du charmant carillon de Saint-Servin à l’énorme bourdon de la cathédrale Saint-Etienne, les trois cents cloches de la ville sonnent pour fêter l’ouverture et la clôture de la 15ème édition de Toulouse les Orgues. Cinquante rendez-vous rythment le temps des festivaliers pendant onze jours.
Fils conducteur, les carillonneurs s’installent dans les clochers, pendant que le maître carillonneur néerlandais Boudewijn Zwart joue des poings et des pieds sur son carillon de concert de 3 tonnes place du Capitole et Port Viguerie : cinquante cloches de bronze pour magnifier des oeuvres de Bach jusqu’aux Beatles.
Les musiciens ont trouvé un lien naturel avec l’art des cloches et des horloges. Ils ont glissé dans leurs programmes des clins d’oeil tintinnabulants : oeuvres imitant les sonorités champêtres du carillon ou répétant d’obsédantes sonneries marquant le temps.
Concert d’ouverture au parfum de l’Italie avec un voyage au coeur de l’Ars Subtilior : l’ensemble Mala Punica, dirigé par le flûtiste Pedro Memelsdorff, interprête avec poésie et virtuosité le répertoire du temps de Dondi (XIVème s.) et de la cour des Visconti. En écho à ce concert dédié à l’Astrarium, le Musée Paul Dupuy dévoile son étonnante collection d’horlogerie et ses pendules astronomiques.
Nos invités :
L’ensemble Baroque de Limoges pour un concert Carillons où des cloches en porcelaine se marient à la viole de gambe de Christophe Coin et ses musiciens, les organistes Yoann Tarivel et Thomas Ospital pour un duo à cloche pied et quatre mains, le maître carillonneur Chritine Laugie, Ansgar Wallenhorst, qui improvise aux claviers de l’orgue de la basilique Saint-Servin des fantaisies sonores dignes de la démesure du cinéaste américain Cecil B. De Mille.
L’orchestre Les Passions donne le rarissime concerto de Carl-Philipp Emmanuel Bach pour clavecin et pianoforte soli. De son côté, Yves Rechsteiner propose un portrait de l’orgue de la Dalbade avec un choix d’oeuvres adaptées spécialement aux riches possibilités de cet instrument.
Le Festival prolonge son hommage à Johann Sebastian Bach avec l’Art de la Fugue par James David Christie et fête l’anniversaire d’un compositeur que Bach aimait et estimait : Giovanni Battista Pergolesi et son célèbre Stabat Mater.
En clôture, le choeur Les Elements dans son concert Polychoralités, créera des échos et des effets de


