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Jésus chasse les marchands du Temple, étude d’une oeuvre

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Cette scène est liée à la grande affluence des pèlerins à Jérusalem pour la fête de la Pâque, ainsi qu’à l’angoisse croissante de Jésus à l’approche de la Passion.

Sous les portiques du Temple de Jérusalem s’était installé un marché florissant, particulièrement animé les jours de fête, avec des changeurs (indispensables pour les pèlerins venus d’autres régions) et des vendeurs d’animaux destinés aux sacrifices, tels colombes et agneaux. En outre, les marchands et les portefaix traversaient le Temple lui-même pour s’éviter de longs détours.

Jésus, indigné par la profanation du lieu saint ainsi transformé en « repaire de brigands », se fabrique un fouet avec des cordes, renverse tréteaux et sièges, et chasse boutiquiers et changeurs.

Cette intervention a un grand retentissement parmi le peuple et attire davantage encore l’attention sur Jésus : les grands prêtres et scribes ressentent de plus en plus la nécessité et l’urgence de se débarrasser de ce dangereux agitateur.

Etude de l’oeuvre de Cecco del Caravaggio, Jésus chasse les marchands du Temple, 1610-1615, Berlin, Gemaldegalerie

  Conformément à la situation historique, l’élève du Caravage a situé la scène sous les portiques de la cour extérieure du Temple de Jérusalem.

  Le comptoir des changeurs est en fait un autel païen

  A l’arrière plan , on aperçoit des animaux : la cour extérieure du Temple avait été transformée en marché au bétail, destiné non seulement à l’élevage mais surtout aux offrandes sacrificielles pour la période de la Pâque.

  Comme l’indique l’évangile de Jean, le Christ brandit un fouet de cordes

  Le personnage allongé à terre, qui cherche à ramasser les pièces de monnaie éparpillées, symbolise la cupidité.

Source : Le nouveau testament, repères iconographiques, Stefano Zuffi

Pour en savoir plus :

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