Lettre d'information

Jeudi Saint : La Cène

Marc et Luc décrivent le décor de la Cène comme un cadre raffiné : une grande salle, à un premier étage, avec des tapis, des divans, des coussins, et c’est à partir de ces indications que les artistes ont généralement donné au cénacle un aspect élégant ou même luxueux.

Si l’on suit les différents récits de la Cène dans les Évangiles, on peut y dénombrer au moins trois grands sujets, où l’on peut distinguer des situations diverses et variantes : 1) le sujet dramatique de l’annonce de la trahison, avec les réactions des apôtres saisis et secoués par cette révélation ;

2) le sujet mystique et solennel de l’institution de l’Eucharistie, reprise dans le rite de la messe catholique, par laquelle Jésus offre son corps et son sang aux apôtres sous les espèces du pain et du vin ;

3) le sujet mélancolique des adieux aux apôtres, restés à onze après que Judas est sorti pour avertir les gardes et accomplir sa trahison, adieux que Jean rapporte en termes plein de délicatesse : "Mes enfants je n’en ai plus pour longtemps à être avec vous. (...) Je vais vous préparer une place (...). Et du lieu où je vais vous connaissez le chemin. (...) Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez votre courage ! J’ai vaincu le monde."

Étude de l’œuvre La Cène de Léonard de Vinci, 1495-1497, Milan, couvent santa Maria delle Grazie, réfectoire.

Judas Iscariote, penché en avant, tient la bourse dans la main droite cependant que de la gauche, il s’apprête à prendre un morceau de pain : c’est le geste, annoncé par Jésus, auquel reconnaître le traitre

Pierre se jette presque en avant avec un couteau à la main, en un geste qui annonce sa vive réaction lors de l’arrestation agitée de Jésus : il coupera l’oreille droite de Malchus, serviteur du grand prêtre.

Jean est représenté comme d’habitude sous les traits d’un jeune homme à l’expression douce et affligée.

Jésus annonce qu’il va être trahi, ce qui jette la confusion et l’inquiétude chez les apôtres. Comme l’indique l’Évangile de Jean, le Christ lui-même est profondément troublé. A coté de ses mains, le pain et le vin de l’Eucharistie.

Thomas lève un doigt comme pour posé une question ; c’est l’index dont il touchera les plaies du Christ après la Résurrection

Source : Le nouveau testament, repères iconographiques, Stefano Zuffi

Pour en savoir plus :

Accédez à la rubrique "Art et temps liturgique" et à la page "Art sacré" du portail liturgie catholique.

Enregistrer au format PDF  Version imprimable de cet article

Sur le même thème :