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L’adoration des mages dans l’iconographie chrétienne

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Dans la scène de l’Epiphanie, les offrandes sont au nombre de trois ; c’est ce qui a suggéré le nombre de personnages : Melchior, roi des Perses, Balthazar, roi de l’Inde, et Gaspard, roi d’Arabie. Le fait qu’ils soient porteurs de riches présents et accompagnés d’une suite est lié au cérémonial des ambassades, qui prévoyait l’hommage des puissants aux nouveaux rois.

Saint Bernard préfère une interprétation plus concrète, selon laquelle l’or est une aide qui soulage la pauvreté de Joseph et Marie, l’encens parfume l’air de l’étable , et la myrrhe (une plante médicinale) sert aux soins donnés à l’enfant jésus.

Sur l’origine des Rois mages, de nombreuses autres indications ont été avancées. Dans l’art médiéval, ce sont des rois d’aspect "occidental", et l’un d’eux parait plus jeune.

Après le XIVème siècle, les Rois mages, considérés comme les descendants de Noé, sont devenus les représentants des trois âges de la vie, de trois races ou de trois continents différents( B. symbolise l’Europe, M. coiffé d’un turban, l’Asie et G., à la peau sombre, l’Afrique).

Nous étudierons un tableau d’Albrecht Dürer, l’Adoration des Rois mages, 1504, conservé à la galerie des Uffizi à Florence.

Le deuxième des rois mages est un autoportrait de l’artiste, qui à son tour, en peignant ce tableau somptueux, rend hommage à l’Enfant jésus.

La cabane s’appuie contre un mur puissant mais en ruine d’un édifice antique : en humaniste Dürer insiste sur le thème de la continuité avec le monde classique et du renouvellement opéré par le christianisme.

Les offrandes apportées en présent ont donné lieu à des interprétations diverses : selon l’opinion la plus répandue, l’or est entendu comme un hommage à la royauté de jésus, l’Encens est un symbole de la piété, de la prière et du sacerdoce ; la myrrhe, plante médicinale utilisée pour l’embaumement, évoque l’humanité physique et corporelle de Jésus destiné à mourir et à être enseveli.

Le couvercle du vase contenant la myrrhe représente un serpent, symbole de mort et de corruption.

La présence d’un personnage coiffé d’un turban suffit à donner une couche exotique au cortège des Rois mages, en l’occurrence particulièrement peu nombreux.

Texte : Stefano Zuffi issu de l’ouvrage "Le nouveau testament, repères iconographiques.

Illustration : Albrecht Dürer, l’Adoration des Rois Mages, 1504, Florence, Galleria degli Uffizi

Pour en savoir plus :

Accédez à la rubrique "Art et temps liturgique" et à la page "Art sacré" du portail liturgie catholique.

Epiphanie du Seigneur

[Fête de l’Epiphanie en Occident, "la fête des Rois et quelques

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