
La catéchèse de la fin du Moyen-Age, en particulier au XVème siècle, invite le fidèle à personnaliser et actualiser les situations relatées dans l’Évangile en les transposant dans la réalité et le décor quotidiens, à l’instar de ce qui passe pour les animations théâtrales et populaires des représentations sacrées ou mystères.
Les épisodes de la Passion fournissent une matière narrative parfaite, avec nombre de personnages fortement caractérisés et abondance de détails sur le cadre environnant, et la localisation des représentations de ces scènes en des endroits connus permet aux fidèles un utile exercice de mémoire.
Les cycles narratifs de la Passion présentent une sorte d’unité aristotélicienne de temps, de lieu et d’action. Ces cycles sont essentiellement de deux types : ou bien la juxtaposition des scènes isolées, comme c’est tout à fait habituel dans les fresques, ou bien, de façon nettement plus rare mais aussi plus suggestive, leur réunion dans un seul et même grand paysage urbain, qui est censé représenter Jérusalem et qui en réalité se rapproche le plus possible des villes de l’époque.
Étude de La Passion du Christ de Hans Memling, 1470-1471, Turin, Galleria Sabauda

Partie droite du tableau
Partie gauche du tableau
Source : Le nouveau testament, repères iconographiques, Stefano Zuffi
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