
Intervention de Mgr de Monléon au congrès ANCOLI
L’Association Nationale des Chorales Liturgiques (Ancoli) a rassemblé plus de 10 000 personnes à Lourdes, les 7-8 novembre de l’année dernière. Ce congrès a marqué par sa qualité et son enthousiasme tous ceux qui ont participé, mais aussi les évêques français réunis aux même dates pour leur assemblée pleinière. Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque de Pamiers et président de la Commission épiscopale de liturgie et de pastorale sacramentelle (CEL), est intervenu le dernier jour lors de la célébration des vêpres qui clôturaient le congrès. En voici le texte.
Ce passage de la conclusion de l’Évangile selon saint Matthieu (28, 16-20) me paraît particulièrement approprié au soir de ce dimanche où vous vous préparez à prendre le chemin du retour. Nous célébrons le Christ ressuscité et c’est lui qui, à travers vos évêques, vous envoie en mission.
Au nom des évêques de la Commission épiscopale de liturgie et de pastorale sacramentelle, je tiens à vous féliciter et à vous remercier pour ce si beau congrès. Vous féliciter pour la qualité de votre chant choral et pour le climat fraternel et joyeux de ces deux jours, pour la ferveur de votre engagement. Vous remercier pour le grand service que vous rendez à l’Église par vos diverses chorales.
Vous le savez bien, le chant est une dimension essentielle de la liturgie. Il est l’expression de la foi et de l’amour de l’Église pour le Christ et pour Dieu. Sans votre présence, dans bien des diocèses et paroisses, il manquerait quelque chose de vital au peuple de Dieu. Je veux vous remercier et vous féliciter aussi parce que vous ne rendez pas seulement un service essentiel à la vie de l’Église, mais également à la vie de notre société. Là où existe une chorale, ou un groupe de chant, il y a des liens qui se nouent, une amitié qui rayonne, la beauté qui trouve sa place indispensable ; et aujourd’hui c’est un service particulièrement nécessaire que vous rendez à notre société.
En terminant, vous me permettrez de vous exprimer une requête et un vœu. D’abord le vœu que vous prospériez, que vous grandissiez encore. Que les chorales, les schola se multiplient et s’accroissent, que vous rayonniez de cette beauté du chant. Ma requête, qui n’est pas seulement la mienne, mais celle des évêques de la CEL, est que vous vous attachiez soigneusement, dans les liturgies eucharistiques, à ne chanter, en ce qui concerne l’Ordinaire de la Messe, que ce que nous demande l’Église : c’est-à-dire le vrai texte du Gloire à Dieu, du Sanctus, de l’Agneau de Dieu, etc. Même si, dans certains cas, on peut les amplifier par d’autres versets comme nous l’avons vu ce matin. Je vous y invite très spécialement pour le Je crois en Dieu, selon ses diverses formes. On ne peut pas transformer, altérer la profession de foi de l’Église, la foi de notre baptême. Tout cela nous est


